Partager l'article ! l'âge de la raison...cosmique: A partir de 6 ans environ, l’enfant selon Montessori passe à un nouveau plan de développement. Je pense que p ...
A partir de 6 ans environ, l’enfant selon Montessori passe à un nouveau plan de développement. Je pense que personne ne discuterait ce point même si certains le situe plutôt à 7 ans, l’âge de la raison, l’âge des dents définitives. Selon la pédagogie Waldorf Steiner, l’enfant est prêt pour entamer la démarche intellectuelle donc débute les apprentissages lecture et maths entre autre.
Dans une classe Montessori, les enfants à partir du CP travaillent sur du matériel ou de la recherche avec un ou plusieurs autres selon intérêts et affinités ; l’adulte fait des présentations non plus individuellement mais le plus souvent pour un petit groupe. La part du sensoriel et de la vie pratique diminue. Le matériel sensoriel (tour, escalier, cubes…) reste dans l’ambiance et peut être revisité en mathématiques pour volumes, carrés, cubes, formules algébriques. La vie pratique déborde du cadre du petit plateau et devient plus « réel » - l’enfant s’entraîne à fonctionner en société. L’utilisation du téléphone, l’organisation des sorties ou d’un évènement, la cuisine, le jardinage puis des arts manuels plus évolués qu’en 3-6.
Ensuite, la curiosité est éveillée par le biais d’une série de grands récits.
- Le début ou dans la jargon montessorien, Dieu qui n’avait pas de mains
- l’apparition de la vie
- l’apparition de l’homme
- l’histoire de l’écriture
- l’histoire des nombres, puis pour certains,
- la nation du grand fleuve, qui traite du corps humain /système circulatoire mais qui peut servir de tremplin pour comprendre des systèmes des sociétés, interdépendance et coopération. Cette histoire paraît plus récente et doit être enseignée à l’AMI en 6-12 mais n’est pas encore arrivée dans d’autres centres de formation ni on dirait aux US car je n’en trouve aucune référence dans les sources que j’ai de là bas.
Comme là on est dans « l’éducation cosmique », point de séparation entre les matières, on intègre tout le programme au fur et à mesure des recherches stimulées par un grand récit ou un intérêt personnel. Dans la pratique, c’est un énorme travail pour l’adulte qui je suppose doit trouver moyen d’aborder les différentes notions plus ou moins obligatoires à travers les divers projets que l’enfant poursuit en cours d’année. De plus, il y a des dizaines de « sous-histoires » découlant de chaque grand récit, sortir la bonne au bon moment pour faire avancer l’enfant dans sa réflexion, il doit falloir des années pour être vraiment à l’aise et vraiment bon à ce que l’on fait !
J’ai donc une admiration grandissante pour les intervenants dans les « vraies » classes 6-12 (car cela m’étonnerait que toutes les écoles se disant Montessori fonctionnent dans les règles de l’art), pour l’immensité du savoir dont ils doivent disposer. Je sais, je sais, nul n’est censé être spécialiste de tout, mais les supports Montessori étant si pointus, c’est comme si ! Puis c’est déjà considéré un métier d’enseigner par exemple, le CE1. Dans une classe 6-12 on côtoie vraiment un très grand éventail de niveaux…
Enfin tout ça c’est la théorie.
A la maison et avec un seul enfant, je me rends à l’évidence que les choses ne peuvent pas fonctionner comme dans une classe Montessori accompagnée par un adulte expérimenté. Tout en gardant une certaine neutralité par rapport à son travail, je n’ai plus aucun scrupule à le diriger d’une activité à l’autre s’il ne semble pas avoir une direction en tête, à insister lourdement qu’il aille jusqu’au bout de ce qu’on a entamé, et même parfois à rappeler que l’instruction à partir de 6 ans est obligatoire, qu’apprendre est le travail inhérent à l’enfance pour évoluer décemment et dignement vers l’âge adulte, et que quel que soit le contexte il faut bosser quand même un peu. Non, mais !
Pas très montessorien comme attitude mais là non plus, plus de complexe, ça marche pour nous.
Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.
La Page No-18: PARADOXE FERMATON ?
LES PIÈGES DE LA RAISON ?
Cordialement
Clovis Simard